Les arbres ont changé de couleur et se dépouillent pour mieux renaître au printemps. Les feuilles tombent peu à peu. Nous en trouvons de toutes formes. Elles forment un joli parterre multicolore dans les jardins. Certaines sont encore bien vertes : vert sapin ou vert pomme granny tandis que d’autres virent au jaune ou au marron. D’autres enfin deviennent orangé, rouge cerise ou tomate. Toutes sont parées de teintes très variées, c’est un régal pour les yeux.

Le vent se faufile et le froid revient. Il est venu le temps de revêtir nos manteaux, doudounes et écharpes.

La saison des soirées au coin du feu est lancée. Les journées seront plus courtes mais ce peut être l’occasion de partager de bons moments en famille à la maison. La chaleur et la beauté des flammes qui oscillent dans les cheminées redonnent du baume au cœur.

En forêt nous aurons le plaisir d’écouter le joli brame du cerf, puissant et rauque. Les oiseaux migrateurs sont repartis vers d’autres horizons en attendant le retour des beaux jours.

Ca y est l’été est bel et bien fini…

L'automne est également marqué par le retour de l'ennemi invisible. Ce traître n’a même pas les  couilles  de se montrer. C’est un leurre de croire qu’il était parti. Il a toujours été là. En réalité, l’été n’a constitué qu’une petite trêve pendant laquelle nous sommes allés en vacances, avons pu voir l’économie respirer. Je veux bien sûr parler du coronavirus.

Ce monstre, qui a pourri notre printemps, lui, qui nous a terrifiés et cloués dans nos demeures. Lui, qui nous a mis des muselières et qui nous tient en laisse en nous privant de nos libertés. Il nous prend pour des grains de poussière, nous saute dessus dès que nous avons le dos tourné. Toutes les contraintes qu’il nous impose nous empêchent de vivre, de rendre visite nos proches. Ce fichu virus nous a imposé la solitude. Nous avons vécu l’isolement social à travers le confinement. A cause de lui, chaque minute passée dehors nous est comptée. Nous devons regarder nos montres pour ne pas être verbalisés.

MERCI à nos soignants pour leur courage et leur dévouement.

Tels des soldats montant au front, nos professionnels de santé se sont battus corps et âme pour nous sauver. L’augmentation constante des admissions de patients en réanimation les met chaque jour un peu plus dans l’embarras et la difficulté. Ils risquent leur vie au quotidien et manquent de moyens. Certains vont bosser la peur au ventre mais ils y vont. Aujourd’hui, nous devons tous nous battre. Prenons soin de nous et des autres. Il faut faire quelques sacrifices mais nous allons gagner cette guerre !

 

 

Automne