ma façon d'écrire

21 juin 2021

Pompom

Blotti contre mon corps, tu me tiens chaud.Ton ronronnement m’apaise instantanément. Je suis détendu. Ta simple présence me fait du bien.

Affectueux mais indépendant, tu aimes ton maître sans jamais totalement dépendre de lui. Tu es libre.

Ton habileté m’épate. Où que tu passes, rien ne trépasse, tu es patte de velours. J’aime ta finesse et ta délicatesse. Quoi qu’il arrive, tu retombes toujours sur tes pattes.

Attentif, tu peux passer des heures à traquer la proie idéale. Tu es à l’affût du moindre bruit. Ton regard perçant et ton instinct hors pair font de toi un chasseur redoutable.

Ton pelage reluisant met en avant toute ta grâce. D’une propreté irréprochable,tu ne supportes pas d’etre sale.

Tu aimes être perché pour mieux nous observer.

Un peu farceur parfois,tu me joues de dröles de tours.

Vénéré dans certains pays, tu resteras pour moi le plus beau des félins.

Tu adoptes des postures insolites, ce qui me plait énormément.

Tu fais partie de ma vie, comme un membre de ma famille !

Chat


24 mai 2021

Emma

Bercée par le bruit du scan, la lassitude me gagnait peu à peu. Je devenais un robot. Les clients défilaient. Les mêmes mots se répétaient inlassablement : bonjour, merci, aurevoir, bonne soirée… Toujours ces mêmes gestes… Heureusement, je travaille dans une structure à taille humaine.

Si certains clients sont sympathiques, d’autres m’engueulent, me méprisent, m’ignorent tout simplement en me considérant comme une plante verte. Ces clients qui ne disent même pas bonjour parce qu’ils sont au téléphone…

Je ne vous parle du stress, du mal de dos engendré par de faux mouvements. Certains soirs, je suis tellement cassée que je rentre et me couche de très bonne heure. Vous l’aurez compris : mon métier n’a rien de drôle. Oui, c’est dur mais je n’ai pas le choix : c’est mon gagne-pain !

Hier encore, ce n’était pas triste. J’étais en train de scanner mes produits quand soudain l’un d’eux n’est pas passé. J’ai scanné, une fois, deux fois, rien ! J’ai tenté de taper le code-barre manuellement. Rien. J’ai décidé d’appeler un responsable afin de connaître le prix. On m’a fait patienter pour finalement me dire d’appeler le rayon concerné. Je perdais un temps précieux.

Je percevais dans les yeux des clients un début d’agacement. Il me fixaient comme si j’étais responsable. Je crois rêver… J’ai appelé le rayon et enfin obtenu l’information recherchée. Ma file d’attente ne cessait de s’allonger. Les clients me regardaient d’un air perplexe, l’un d’eux me fusillait du regard. Une autre n’a pas hésité à changer de caisse.

Pire encore : une mère de famille qui n’avait pas mis de barre de séparation me dit  d’un ton réprobateur que le plat préparé ne fait pas partie de ses achats….. Ce n’est pas simple tous les jours mais au moins, je ne suis pas au chômage.

Rassurez vous : je vis tout de même de petits bonheurs. Avec certains clients, je suis prise de sacrés fous rires. L’autre jour, un jeune homme m’a souri et fait un petit clin d’œil avant de s’en aller. Certains me font partager leurs blagues. A la vue de pizza ou de sodas, je devine l’organisation d’une belle soirée. Enfin, j’apprends beaucoup sur les relations humaines.

J’ai des enfants à nourrir ! C’est un métier comme un autre et j’en suis fière ! Au diable ceux qui osent nous juger !

 

Caisse

19 mai 2021

Un fidèle compagnon

Toi, tu me fais voyager dans mon imaginaire. Tu me permets de rêver et de m’évader.

Toi, tu m’inspires. Je te lis pour mieux jouer avec les mots ensuite. Ta richesse ne cesse de m’émerveiller.

Avec toi, je risbeaucoup et ma vie reprend des couleurs

Grace à toi, je défends bec et ongles mes opinions.

Toi, tu me fais délirer en me plongeant dans un univers magique.

Avec toi, j’élucide des mystères, je suis happée par tes histoires

Toi, tu m’éblouis dans un monde inventé en vers ou en prose.

Avec toi, les enfants s’éveillent.

Grâce à toi, je gagne ma liberté en m’instruisant

Avec toi, je nourris mon cerveau, développemon esprit critique

Grâce à toi, je prends soin de moi

Toi, mon fidèle compagnon, tu me suischaque jour.

Toi, Tu es présent dans mes moments de solitude.

Toi, tu apaises mes angoisses et me redonnes de l’espoir en ces temps difficiles.

Toi, tu es là, à mes côtés. 

 

Livre Poème

28 février 2021

Camille et Billy

Comme chaque matin, Camille prenait son café. Comme chaque matin, elle était plongée dans ses pensées. Elle aimait prendre son temps et rêvasser. C’était tellement agréable. Ce matin- là, elle savourait un délicieux petit croissant dans la véranda devant son magnolia en fleur. La poule caquetait. Cette journée de printemps ensoleillée s’annonçait radieuse.

Soudain, elle entendit un bruit sourd qui vint troubler sa tranquillité.

Elle se leva de son fauteuil brusquement. Malgré la lumière du jour, elle aperçut une lumière verte clignotante et de forte intensité pendant quelques minutes puis…plus rien. Elle se replongea dans ses pensées quand elle entendit frapper 3 petits coups secs à sa porte.

Un petit homme rondouillard apparut. Camille écarquilla les yeux et eut un mouvement de recul. En effet, ce charmant petit bonhomme avait la peau verte et les cheveux de couleur bleue. Il zozotait, ce qui lui conférait finalement un certain charme. Il fit comprendre à la jeune femme qu’il n’était pas animé de mauvaises intentions à son égard. Elle esquissa un sourire. Elle fut immédiatement soulagée et l’invita à boire un café. Il se présenta en disant qu’il s’appelait Billy.

Camille était quant à elle grande, brune, les cheveux courts. Elle avait 31 ans. Elle vivait avec sa colocataire Aurélie qui s’était absentée pour le week-end.

Il lui expliqua qu’il venait d’une planète qui s’appelait Extranus. Il avait fait un long voyage avant de trouver la Terre. Camille lui proposa alors après le café de faire une sieste dans le fauteuil très douillet de sa véranda. Il accepta et dormi pendant près de 3 heures.

Il parla longuement avec Camille et lui expliqua que l’un de ses parents était très malade. C’était sa mère qu’il aimait par-dessus tout. Sa mère s’appelait Camilia. tombée malade et il était venu sur Terre sur les conseils d’un sage.

Il lui fallait venir sur Terre afin de trouver LA plante miraculeuse qui pourrait soigner sa mère. Il lui donna le nom scientifique. Elle fit des recherches puis finit par trouver.

Après avoir compris sa quête, notre trentenaire prépara son sac et ils partirent à l’aventure avec sa voiture. Heureusement, elle savait où poussait la fameuse algue. Une fois arrivés ils ne la trouvèrent pas tout de suite. Il leur fallut demander conseil et gravir un rocher.

Deux heures plus tard, Camille et Billy, essoufflés, parvinrent à apercevoir la plante convoitée. il n’en restait plus qu’UNE ,

Une fois rentrés, il remercia vivement Camille. Le regard rempli de gratitude de notre extraterrestre la toucha.

Billy retourna chez lui pour soigner sa mère . Camille accepta de l’accompagner : il la présentera à ses parents. 

Une fois sa mère sauvée, il décida de venir sur Terre pendant un an pour en découvrir les spécificités. Elle, en fut ravie car elle l’aimait bien. Elle avait beaucoup de choses à lui apprendre…….

 

Planète

20 janvier 2021

Meilleurs Voeux

Chers lecteurs,

En ces temps difficiles, j’espère que vous vous portez bien ainsi que les personnes qui vous sont chères.

Je souhaite que cette nouvelle année puisse vous apporter le meilleur tant au niveau personnel que professionnel. Ainsi je vous adresse mes meilleurs vœux de bonheur et de santé tout particulièrement.

J’espère tout simplement que 2021 sera meilleure que 2020.

Merci pour votre fidélité 😊

 

Image voeux Marina

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13 décembre 2020

L'ile aux licornes

Où étais-je ? Etait-ce un rêve, était ce la réalité ? Je l’ignorais. J’avais embarqué sur un bateau dont je ne connaissais pas la destination. Une étrange lumière brillait au loin. Elle se reflétait sur l’eau. Je ne distinguais pas très bien l’horizon : il faisait nuit.

J’eus l’étrange sensation de voir le sol se dérober sous mes pieds.

Lorsque je m’éveillai, il faisait jour J’étais sur la terre ferme.

Je ne me souvenais plus de rien. Je voyais seulement des palmiers, une étendue de sable fin et la mer au loin.

Une étrange créature s’approcha de moi en me demandant comment je m’appelais. Il y eu un blanc. Stupeur intérieure ! J’avais beau réfléchir rien ne venait. C’est ainsi que je décidai de m’appeler Perle. C’était joli et simple à retenir.

Je me sentais affreusement mal. Non seulement j’étais devenue amnésique et en plus j’avais mal aux dents. C’était comme si un marteau piqueur martelait mes gencives.

La mystérieuse créature, quant à elle, n’avait pas l’air surprise. Elle esquissa un sourire et me fit signe de monter sur son dos. Je fis confiance à mon instinct et j’acceptai. Tant pis si elle me croque toute crue…

La créature n’était autre qu’un poney de couleur violette, crinière couleur or avec une corne sur la tête.

J’eus à peine le temps de dire ouf que nous nous retrouvâmes dans un village. Je compris vite que les poneys avaient le pouvoir de se téléporter à la vitesse de l’éclair. J’aimerais tellement être un poney.

Cependant je me demandais ce que je foutais là.

Le petit cheval s’appelait Flocon. Il était sympathique et doté de la parole. Nous pouvions donc discuter. J’étais maintenant rassurée.

Nous visitâmes le village. C’était assez rigolo. Il y avait les mêmes boutiques que chez les humains : une boulangerie, une boucherie, une fromagerie……..

J’avouai à Flocon que j’avais les gencives en feu et que je n’étais plus sûre de mon identité. Il finit par me confier que je n’étais pas la première et me donna le secret.

Il m’emmena chez un vendeur de rêves et un guérisseur. En effet, tout être humain qui venait s’échouer sur l’île aux licornes perdait systématiquement la mémoire suite au choc temporel provoqué par le changement de dimension. Il en était de même pour ma douleur dentaire. Je me sentis aussitôt soulagée.

Je devais d’abord consulter le vendeur de rêves pour qu’il analyse mon esprit et qu’il puisse ensuite me dire s’il pouvait me soigner. Heureusement OUI. C’était le patriarche, un grand poney de couleur bleue. Il apposa sa corne sur ma tête et quelques minutes plus tard je retrouvai la mémoire. C’était incroyable ! Je le remerciai vivement.

Flocon m’emmena ensuite chez le guérisseur, lequel m’examina de la tête aux pieds sans dire un mot. Il se mit ensuite à préparer une potion magique selon une recette ancestrale à base d’écailles de poisson et d’ailes de chauve-souris. Je n’avais aucune envie de boire le breuvage mais il le fallait. Il eu l’effet d’un somnifère et je me mis à dormir.

Je fis un rêve très étrange. Je perdais toutes mes dents qui tombaient les unes après les autres Je me réveillai d’un bond. J’éprouvai le besoin de vérifier que mes dents étaient bien là. Je les touchai pour en être certaine. Ce fut bien le cas. Miracle ! Je n’avais plus mal du tout. J’étais bel et bien guérie de tous mes maux et me souvenais de mon prénom.

Je fus soudainement prise d’un énorme fou rire. Je reconnus ma lampe, mon lit, ma couette et je réalisai que j’étais dans ma chambre.Je me dis que c’était une belle aventure…

 

Licorne

20 novembre 2020

Devenir jeune

Qu’est-ce que la jeunesse ? A quel âge est-on censé être jeune ? Ce sont des questions hautement philosophiques et subjectives.

« La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir ».

Cette citation n’est pas de moi mais d’une écrivain que j’aime beaucoup, à savoir Amélie Nothomb.

J’ai envie de partager avec vous mon point de vue sur la question.

J’ai l’immense chancede côtoyer des personnes plus âgées, plus mûres. Elles m’apprennent énormément. MERCI à elles.

J’ai l’étrange sentiment que nos aînés savaient vivre mieux que notre génération. Ils ont cet art de vivre et de faire la fête, de partager.

C’est l’art de s’affranchir des conventions sociales, de la pression extérieure. C’est l’art de pouvoir penser, s’exprimer comme on l’entend, de s’affirmer et de ne plus perdre de temps pour les choses futiles en se concentrant sur les choses vitales et importantes pour soi. On vit mieux en allant droit au but, en établissant ses propres priorités. Il est important de suivre son cœur, ses aspirations les plus profondes, son instinct.

C’est aussi l’art de se connaître parfaitement, savoir de façon précise ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas ou plus. C’est l’art de dire ce que l’on pense sans aucun voile, c’est la liberté d’agir et de faire ce que bon nous semble sans avoir aucune peur du jugement des autres. Au diable le qu’en dira-t-on ! C’est un truc de « jeunes vieux ».

Ce sont eux qui ont raison, eux qui ont compris les secrets de la vie et du bonheur. Ils sont dynamiques et vivants.

Ceci requiert des années d’expérience et un certain talent car on apprend à chaque instant. La jeunesse se cultive. Pour draguer, nos aînés n’avaient pas besoin d’écrans ni de sites de rencontre. Ils allaient sur une terrasse de café et engageaient purement et simplement une conversation. Les choses se faisaient de la façon la plus naturelle qui soit. Si les choses devaient aller plus loin, elles allaient plus loin. Si elles ne le devaient pas, cela pouvait se transformer en amitié ou en simple connaissance que l’on aura plaisir à saluer la prochaine fois. Les choses paraissaient tellement plus faciles…...

Hier encore, mon colocataire, la vingtaine grand maximum me disait qu’il trouvait notre hôte, une dame de 70 ans, plus jeune que lui et que luise sentait plus vieux qu’elle. C’est édifiant mais pourtant vrai. Je n’invente rien.

Il faut juste préciser que tous les jeunes ne sont pas scotchés devant leurs écrans et que tous les retraités ne sont pas non plus hyper actifs. il s’agit juste d’un ressenti et d’une tendance générale.

Nos aînés qui ont atteint l’âge suprême de 60 ou 70 ans sont beaucoup plus jeunes et plus libres que nous autres qui avons entre 20 et 30 ans. Ils respirent la vie, rigolent beaucoup et s’amusent. En outre, ils savent noustransmettre beaucoup de choses. Ils nous font profiter de leur expérience et cela est très précieux.

Enfin, moi -même âgée de 35 ans, j’avoue me sentir mieux et plus libre qu’à 20 ans. Je pourrais dire que j’apprends à devenir jeune…...

 

Grand-mère

 

 

28 octobre 2020

Un drôle d'automne

Les arbres ont changé de couleur et se dépouillent pour mieux renaître au printemps. Les feuilles tombent peu à peu. Nous en trouvons de toutes formes. Elles forment un joli parterre multicolore dans les jardins. Certaines sont encore bien vertes : vert sapin ou vert pomme granny tandis que d’autres virent au jaune ou au marron. D’autres enfin deviennent orangé, rouge cerise ou tomate. Toutes sont parées de teintes très variées, c’est un régal pour les yeux.

Le vent se faufile et le froid revient. Il est venu le temps de revêtir nos manteaux, doudounes et écharpes.

La saison des soirées au coin du feu est lancée. Les journées seront plus courtes mais ce peut être l’occasion de partager de bons moments en famille à la maison. La chaleur et la beauté des flammes qui oscillent dans les cheminées redonnent du baume au cœur.

En forêt nous aurons le plaisir d’écouter le joli brame du cerf, puissant et rauque. Les oiseaux migrateurs sont repartis vers d’autres horizons en attendant le retour des beaux jours.

Ca y est l’été est bel et bien fini…

L'automne est également marqué par le retour de l'ennemi invisible. Ce traître n’a même pas les  couilles  de se montrer. C’est un leurre de croire qu’il était parti. Il a toujours été là. En réalité, l’été n’a constitué qu’une petite trêve pendant laquelle nous sommes allés en vacances, avons pu voir l’économie respirer. Je veux bien sûr parler du coronavirus.

Ce monstre, qui a pourri notre printemps, lui, qui nous a terrifiés et cloués dans nos demeures. Lui, qui nous a mis des muselières et qui nous tient en laisse en nous privant de nos libertés. Il nous prend pour des grains de poussière, nous saute dessus dès que nous avons le dos tourné. Toutes les contraintes qu’il nous impose nous empêchent de vivre, de rendre visite nos proches. Ce fichu virus nous a imposé la solitude. Nous avons vécu l’isolement social à travers le confinement. A cause de lui, chaque minute passée dehors nous est comptée. Nous devons regarder nos montres pour ne pas être verbalisés.

MERCI à nos soignants pour leur courage et leur dévouement.

Tels des soldats montant au front, nos professionnels de santé se sont battus corps et âme pour nous sauver. L’augmentation constante des admissions de patients en réanimation les met chaque jour un peu plus dans l’embarras et la difficulté. Ils risquent leur vie au quotidien et manquent de moyens. Certains vont bosser la peur au ventre mais ils y vont. Aujourd’hui, nous devons tous nous battre. Prenons soin de nous et des autres. Il faut faire quelques sacrifices mais nous allons gagner cette guerre !

 

 

Automne


17 septembre 2020

Voyage en mer

Je te sens, je t'écoute, je te respire. Oui, tu es là tout près de moi. Tu me caresses délicatement les pieds. Je pourrais passer des heures à t'observer. Tu me fais tellement de bien…..

Je ne m’ennuie jamais avec toi. Tu passes du bleu ciel quand les rayons du soleil viennent se jeter sur toi au bleu foncé ensuite. Parfois grise quand le soleil fait des siennes, tu peux aussi être vert sapin, kaki ou encore vert avocat. En fin de journée, le bleu nuit prend le dessus. Il est alors l’heure de se coucher.

Je t'admire : tu es libre. Tu es reine et personne ne te dicte ta conduite.Face à toi, les hommes demeurent impuissants et c'est là toute ta grâce. Tu montes et tu descends au gré de tes envies.

Au coucher du soleil, tu m'en mets plein les yeux. Ce mélange de couleurs partout dans le ciel,tantôt orangées,  rosées puis pour finir bleutéesest un cadeau. C’est magique. La fraîcheur tombe peu à peu sur moi.

Je remplis mes narines et mes poumons de l'air du large. Je pourrais passer des jours, allongée dans le sable, bercée par toi.Je contemple les étoiles. 

Tu  m'envelopperais durant la nuit pour m'emporter avec toi puis tu me recracherais le lendemain afin que je puisse te regarder à nouveau. Oui : on ne ferait qu'un le temps d'un petit voyage au cœur de l'océan. J'aimerais tellement avoir la chance de mieux te découvrir….

Je dois rentrer à présent. Prends soin de toi….

 

Plage

 

16 mai 2020

Souvenirs d'enfance

 

De la maison elle-même je ne me souviens guère sinon que c’était une belle demeure où régnait la joie. Je devais avoir environ 8 ans. J’étais en vacances à St Georges de Didonne à proximité de Royan, en Charentes maritime, avec mes parents. J'étais heureuse : je me sentais légère et insouciante.

Chaque jour, j’allais à la plage en leur compagnie. Ce jour-là, il devait être 16h30. Notre location était relativement proche du front de mer. J’attendais ce moment avec impatience !

Il faisait encore chaud mais un petit vent nous effleurait le visage. C’était agréable. Sur le chemin, je flânais. Je prenais le temps d’observer la moindre fleur, de repérer le moindre chant d’oiseau. Le trajet à parcourir était plaisant. Je sentais le doux parfum des roses. J’apercevais la promenade et les embruns commençaient à me caresser les narines. Je sautillais de joie. Je humais l’air finement iodé jusqu’à m’en remplir les poumons. Nous étions presque arrivés à destination. La vue tant attendue s’offrait ENFIN à moi !

A ma droite, le phare veillait sur nous tel un protecteur. Il constituait pour moi un repère, me rassurait. Le ballet des mouettes me fascinait. Elles s’envolaient en poussant de petits cris de temps à autre. J’aimais contempler le large. C’est tellement beau ! Un gros bateau se dessinait au loin. Je trouvais qu’il avançait vite.

Plus près de nous, certains vacanciers se relaxaient, allongés sur le sable tandis que d’autres jouaient au beach ball. D’autres enfin, marchaient le long de l’océan Le doux bruit des vagues me berçait. Ca me donnait envie de nager. Je ne tenais plus en place.

Après avoir étendu ma serviette et m’être badigeonnée de crème solaire, j’ai couru dans l’eau.

Bonne baignade!

plage

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