ma façon d'écrire

05 août 2019

Pauvre planète!

La mer est calme. Le va et vient des vagues me berce lentement. C’est relaxant. Totalement détendue, posée dans le sable, j’observe l’océan. Les rayons de soleil se reflètent dans l’eau, bleu azur La température est idéale. Il fait bon, pas trop chaud. Je me sens bien. Le vent vient me caresser le visage. C’est agréable.

Au crépuscule,les reflets orangés du soleil dans l’eau sont jolis. C’est un plaisir de contempler le coucher de soleil. La mer est tantôt clémente tantôt agitée au gré de ses humeurs. La nature est seule maître à bord et c’est tant mieux.Des gens se promènent sur la promenade. Certains pressent le pas, d’autres courent tandis que les derniers préfèrent flâner en admirant le paysage.

Il est bientôt 12 heures. Les restaurants et cafés du front de mer commencent à se remplir. Nous sommes le 2 juillet. C’est la fin de la tranquillité. Les touristes sont arrivés. Ce sera comme ça pendant deux mois. Ah ces touristes…ils viennent polluer la plage avec leurs déchets ! Qu’on ne vienne pas me dire qu’on interdit la plage aux chiens qui sont soit disant sales ! Quelle foutaise !

Les hommes vivent leur vie à 100 à l’heure. Ils en sont presque devenus esclaves. Ils se battent pour un oui ou pour un non, ne prennent plus le temps de vivre ni de profiter des belles choses qui sont souvent les plus simples. L’espèce humaine ruine les trésors de ce monde. La nature regorge de richesses.

Les humains les piétinent et c’est bien là le problème. On pollue la Terre sans vergogne. Le constat est triste : la bêtise humaine est bel et bien là.

Notre planète est belle. Respectons-la !

Terre

 

 


21 mai 2019

Merci!

J’aime non seulement ta gentillesse, ta bonté et ton humour mais aussi ton petit grain de folie ou ta connerie. Tu donnes le meilleur de toi même et ne fais rien à moitié. Avec force et courage, tu as traversé bien des épreuves dont tu t’es toujours relevée.

Tu as pleuré, souffert, subi. Aujourd’hui, il te faut prendre un nouveau départ, profiter de la vie qui maintenant te sourit. Ton cœur est pur, ton âme belle. Tu comptes beaucoup pour moi. Je suis heureuse, je te veux heureuse, tu le mérites.

Un jour, ton cœur, tu me l’as ouvert. Tu as trouvé ta place dans le mien, m’as touchée au plus profond de mon être. Tu m’as appris à aimer : je ne peux l’oublier. Tu m’as sauvée. J’étais un oisillon blessé, tombé du nid. Comme une mère, tu m’as soignée et recueillie.

Oui : un jour, sans crier gare, tu es entrée dans ma vie. Ma vie, tu en fais définitivement partie. Je t’aime et te dis un grand merci !

coeur

12 mars 2019

Enchantée!

Je n’ai pas d’ennemi si ce n’est moi-même. Cette affirmation est assassine mais tellement vraie !

Comme tout être humain, je suis dotée du pouvoir incroyable de tout faire foirer ou au contraire de cette force supérieure qui permet de soulever des montagnes.

Je suis entourée d’une masse de gens que j’aime ou n’aime pas. Si je les aime, c’est à des degrés différents. L’échelle des sentiments potentiellement éprouvés est en effet très élevée. Je l’ai très vite compris. Ceux et celles que je n’aime pas, je les ignore ou fais avec parce que je n’ai pas le choix. Dans ce dernier cas, je décide de rester neutre pour ne pas laisser la haine polluer mon corps et mon esprit.

Je ne suis pas méchante mais je ne me laisse pas faire non plus. J’aime les gens que j’ai envie d’aimer. Je fais ce que je veux. Je pratique les activités que je souhaite. J’ai choisi mon métier. Je rencontre les gens, je leur fais ou on une place dans ma vie. J’aime bien manger. J’aime sortir avec qui je veux. Je mène une vie parfaitement normale ou presque…

Je suis seule, désespérément seule avec mes pensées. Mon cerveau m’impose sa dictature. Il y a toutes ces pensées négatives qui s’entremêlent dans ma tête. Je lutte en permanence contre elles. Non ! Ça ne peut plus durer. Mon cerveau, je dois l’apprivoiser, apprendre à le contrôler. Il doit fermer sa gueule, je dois le mater. Existe-t-il un bouton stop, un mode pause ? Non rassurez-vous je ne veux pas mourir. Au contraire je veux vivre et être heureuse.

Ceci est mon combat que je mène assidûment pour moi -même et pour mes proches. Celui-ci est rude mais je réussirai!

rencontre

 

18 janvier 2019

Le génie

Cette grande dame, vous la connaissez tous. Mon Dieu oui, connue elle l'est, peut-être même trop selon elle. Tous les lecteurs, plus ou moins réguliers, la connaissent de près ou de loin.

Très humaine et accessible, c'est une femme intelligente. Je dirais même que c'est un génie. Je l'apprécie beaucoup, à la fois en tant que femme et en tant qu'écrivain. Elle est proche de ses fans. Cette belle personne prend le temps de répondre aux nombreux courriers de ses admirateurs. Pour ce faire, elle passe chaque jour un peu de temps dans un petit bureau, chez son éditeur.

Fille de diplomate, elle a vécu au Japon, son pays de cœur, pendant longtemps mais pas seulement. Vous vous en doutez : l’auteur a beaucoup voyagé.

C'est au Japon qu'elle a noué des liens très forts avec celle qu'elle considère comme sa « mère de coeur » . Il s'agit de Nishio San, sa nounou, qui l'a aimée et choyée comme ses propres enfants. Ce type de lien est magique et précieux. Elle se considère presque comme Japonaise : elle apprécie la culture et la gastronomie du pays.

Son enfance n'a pas été facile. Cité précédemment, le métier exercé par son père oblige à déménager fréquemment. Cela a engendré chez elle un sentiment d'instabilité et d'insécurité . Elle s'est confiée en disant que seuls les livres constituaient à ses yeux une source de stabilité car eux restent toujours.

A ce jour, cette auteur de renom a publié 27 romans. Son courage et sa détermination forcent l'admiration. Oui, tous les jours elle se lève à 4h du matin et elle écrit pendant 4 heures sans s'arrêter. Cette femme réunit travail et talent pour faire rêver et vibrer ses lecteurs. Lire ses œuvres est un bonheur.

Bien souvent vêtue de noir et d'un chapeau de la même couleur, elle s'est créé un personnage bien à elle. De plus, elle éprouve le besoin perpétuel de boire du champagne. Il s’agit là d’ une sorte de rituel qui la rassure.

Peut-être l'aurez vous deviné. Mon personnage mystère n'est autre qu’Amélie Nothomb.

Génie

22 décembre 2018

Un jour pas comme les autres

Je me souviens de ces noëls merveilleux : j’étais choyée et aimée par mes parents. Noël était alors une fête pour moi. J’aimais tellement cela.

L’achat du sapin de noël me réjouissait. Je le décorais, ce qui me plaisait beaucoup. Je m’interrogeais sur les couleurs des guirlandes et des boules qui garniraient MON sapin. Il ne fallait surtout pas oublier la guirlande électrique qui scintillerait de mille feux à la tombée de la nuit.

Quand j’étais petite, nous décorions même la maison et les meubles. C’était gai :’était mon petit cocon à moi.

Le jour du réveillon, nous mangions parfois un peu tard mais j’étais avec mes DEUX parents. Nous étions réunis. Je finissais souvent le repas allongée sur le canapé devant la télévision. Je pouvais aussi manger ma bûche de noël assise sur le fauteuil devant les dessins animés.  Le sommeil m’emportait peu à peu. Papa et maman me conseillaient alors de rejoindre mon lit. Ils me disaient que si je restais éveillée, le père noël ne passerait pas.

Je me souviens de cette joie incommensurable avec laquelle j’attendais le matin de noël. Gâtée, oh oui je l’étais. C’était magique.

Mon cœur était rempli d’allégresse. Je trépignais d’impatience à l’idée d’ouvrir mes cadeaux.

J’attendais d’être sûre que tout le monde soit levé pour me précipiter dans le salon. Je sortais timidement de ma chambre afin de découvrir, émerveillée, mes paquets sous l’arbre de noël.

C’était comme un rituel. Je ne déballais jamais aucun présent seule. Ainsi je pouvais partager ma joie avec ma famille. J’aimais prendre mon temps afin de savourer au maximum cet instant.

ILS étaient à mes côtés et prenaient des photos. Notre chat était de la partie. Il avait l’air heureux de jouer avec les ficelles. Il s’amusait parfois avec les branches du sapin. Quel bonheur de l’observer !

J’aimais passer des journées entières à tester ou monter les jouets que j’avais reçu le matin. je me souviens avoir reçu un circuit automobile. Oui j’étais un garçon manqué, je n’y peux rien. C’était vraiment chouette. Avant de jouer avec ce circuit, nous nous amusions déjà en le montant. Ce n’était pas une mince affaire mais nous avions finalement réussi.

Je ne peux pas non plus oublier les livres, jeux de société, CD ou DVD. Je me rappellerai toujours de ce garage miniature !

Après un bon repas, nous jouions tout l’après-midi ensemble avec ces nouveaux jouets merveilleux.

A l’époque, pas de tablette ni d’ordinateur. Nous étions capables de nous contenter de choses simples.

Une chose est sûre : ces noël là resteront à jamais gravés dans mon cœur.  

 

noel Marina


29 novembre 2018

Eloge de la folie

 

Je m’appelle Léo. J’ai l’impression d’être un extra terrestre. Un OVNI peut être. Je rentre pas dans le moule, du moins dans LEUR moule. J’ai pas envie d’y rentrer. NON, je veux pas leur rassembler. Ces gens me répugnent.

Son manque d’éducation, son manque de classe, j’en peux pu ! C’estpas possible. Quel opportuniste ! Ça part en live. Les gens les plus payés sont pas toujours les plus intelligents ni les plus diplômés. C’est affligeant.

Dépourvus de cerveau ? Pourtant, en théorie l’organe physique existe bien chez tous les êtres humains. Je comprends pas ceux qui exploitent pas leur cerveau. Ces gens, dépourvus de passions, de rêves, de convictions, je les plains.

Bon sang, la vie est faite pour être vécue pleinement, pour partir à l’aventure, découvrir de nouvelles choses ou lieux et faire des rencontres. Que leur monde doit être ennuyeux ! Que ces gens sont fades ! Quelle pauvreté intellectuelle !

Je suis une brin cinglé. J’ai pas l’ombre d’un regret. Qu’est-ce qu’il est agréable d’avoir ce petit grain de folie au fond de soi. Sans lui, la vie serait triste. La vie est faite pour découvrir.

N’ayez pas peur de rigoler. Ça vous tuera pas !

N’ayez pas peur de lire.Ça instruit !

N’ayez pas peur de croquer la vie à pleine dents. C’est comme une pomme !

N’ayez pas peur de déconner. Ça fait du bien !

N’ayez pas peur de faire l’amour. C’est la nature !

N’oubliez pas vos rêves. L’espoir fait vivre !

N’ayez pas peur d’ouvrir votre esprit et surtout votre cœur ! C’est le secret du bonheur.

Mon petit grain de folie, je t’aime !

 

cerveau

22 novembre 2018

Le cambriolage

Bonjour Monsieur l'Agent,

Je viens vers vous afin de porter plainte. Figurez-vous qu'il m'est arrivé une chose terrible cette nuit ! C'est horrible...ils m'ont tout pris.

Le fonctionnaire de police prit un air grave et invita la vieille dame à s'asseoir en face de lui. Il lui dit qu'il allait prendre sa déposition et qu'il allait lui poser quelques questions. Après des questions d'ordre purement formelles et administratives, telles que son état civil ou son adresse, il lui demanda de relater les faits de façon précise. Il lui laissa alors la parole.

Alors que je dormais profondément, j’ai été réveillée par un bruit. Un bruit bizarre et surtout inhabituel. C'est si calme ici d'habitude…… Je suis encore sous le choc !

Un éclat de verre m’a fait tressaillir la nuit dernière. Je n'ai pas bougé. Ma chambre est située au bout du couloir. Ainsi, je donne face au jardin à l'arrière. Vous comprenez c'est plus calme que côté rue. J’ai décidé d'attendre que ça se passe. J’étais néanmoins pétrifiée, blottie au fond de mon lit.

Lorsqu’ils ont déplacé mes meubles, j’ai tout compris. Il devait être environ 0h30. J'ai entendu des pas. On fouillait et on ouvrait des tiroirs, MES tiroirs. C'était très clair : quelqu'un me cambriolait. Que cherchaient t-ils ? J’ai pris mon courage à deux mains et suis sortie de ma chambre. J'avais peur, il avaient peut-être une arme ? Est ce qu'il voulaient me tuer ? Étaient -ils juste intéressés par mon argent ou mes bijoux ? Que cherchaient t-ils ? A ce moment là, toutes mes questions demeuraient sans réponse.

J'ai ouvert ma porte tout doucement, avec beaucoup de précaution. Je souhaitais rester discrète. D'après les bruits, la ou les personne(s) se trouvaient au salon, à l'autre bout de la maison.

Je me suis approchée, pas à pas, la peur au ventre. Mon cœur battait très fort Monsieur l'Agent.

Je l’ai vu. C'était un homme, de taille moyenne, la trentaine environ je dirais. Il était cagoulé. Je n'ai pas pu voir son visage. Au début trop occupé à chercher on ne sait quoi, il ne m’a pas vue. Puis, d'un seul coup il s'est retourné en me fixant. J'ai eu tellement peur. il m’a ordonné de ne pas bouger. Si je faisais un pas de plus il était armé et n'hésiterait pas. Eh oui, il braquait son flingue sur moi. Je crois que j'ai eu la peur de ma vie. C'était horrible ,vraiment horrible !

J'ai vite compris que je devais le laisser faire. Sinon, il n'allait pas hésiter à tirer ou du moins à me frapper. Pourtant, à première vue il n'avait pas l'air si méchant. J'ai eu l'impression qu'il voulait s'emparer de tout ce qu'il pouvait trouver : argent, bijoux ou toute autre objet de valeur. Au moins, c'était purement matériel. Il ne voulait pas ma peau mais toute la pièce était sans dessus -dessous. Il avait tout retourné. Il avait un grand sac à dos déjà bien rempli.

Quelques minutes plus tard, il a préféré prendre la fuite. Il a couru si vite que je suis restée bouche bée, clouée sur place. Il a dû estimer que son butin était suffisant. Vu son jeune âge, Je crois surtout qu'il a eu peur que j'appelle la police. Pourquoi moi ? Pourquoi ? Je ne le saurai sans doute jamais.

Il m'a volé mon argent. Il n'a pas omis mes bijoux les plus précieux ah le saligaud ! Ces bijoux étaient ceux de ma mère et j'y tenais énormément. L'argent, bah… ce n'est pas le plus grave mon cher monsieur.

Je viens donc porter plainte pour le vol de mes bijoux de famille et pour l’argent bien sûr. Heureusement, je n'avais que 300 euros dans mon tiroir. c'est inadmissible ! Je souhaite porter plainte pour les dommages moral et matériel car il a cassé la vitre de mon salon. J’espère obtenir des dommages et intérêts pour ce que j'ai subi. Dieu merci, il m'a laissé la vie sauve mais…. il m'a fallu du temps pour reprendre mes esprits ce matin et avoir le courage de venir vous voir.

Voilà toute l'histoire Monsieur l'Agent.

Voleur

 

 

 

 

 

 

 

15 novembre 2018

La Chancellerie

Aujourd’hui, je vais manger au restaurant dans le centre ville d’Orléans, non loinde la belle et animée Place du Martroi, . Ça changera un peu de mes sempiternelles bolognaises !!!

Je l’ai découvert pour la première fois avec un certain émerveillement et des étincelles de bonheur dans les yeux, tel un enfant qui découvre le monde. La façade extérieure est grandiose. Celle-ci est en pierres anciennes, presque à la façon des anciens Parlements révolutionnaires.

La décoration est somptueuse. Les lustres, en forme de globes blancs ornés de dorures, diffusent une légère lumière blanche.

A mon arrivée, je vois de petites tablesmarrons, façon bistrot,dont le pied décoratif est de couleur noire. Les chaises ont un dossier et un siège rouge de cuir rouge, agrémentés d’un liseré doré. Cependant, je préfère m’asseoir sur la banquette de couleur rouge, très confortable.

Un rideau de velours rouge est dressé sur une tringle dorée rappelant le style général de l’établissement. Les murs sont ornés de tableaux, représentant des personnalités ou décrivant des paysages. Les tableaux sont parfois remplacés par des vitraux décoratifs fleuris.

Quant à la clientèle, celle-ci est d’âge moyen. Il semblerait que ce soit le repère des « notables », avocats ou chefs d'entreprise. Des couples ou amis d’un certain âge profitent de ce moment. L’après-midi, des groupes d'amis se réunissent autour d'un verre. De jeunes retraitées partagent une boisson chaude en se racontant leurs dernières vacances.

Le personnel est aimable. Des bouquets de fleurs sont disposés sur les tables. J’apprécie cette petite attention. La nappe est blanche et joliment dressée. Les serveurs sont en tenue, vêtus d’un chemisier blanc et d’un par-dessus noir. L’un d’eux m’apporte la carte en esquissant un sourire. Le choix s’avère difficile. Lorsque ce même serveur réapparaît, je lui commande enfin un onglet de veau cuit à point.

Mon plat arrive. Voici un beau morceau de viande bien coupé accompagné de pommes sarladaises. Les pommes de terre sontservies en petites rondelles fines, avec des lardons, le tout accompagné de petits oignons soigneusement coupés. Hum je me régale ! La présentation éveille les papilles et les saveurs en bouche. Le serveur me tend la carte des desserts. Allez hop, j’opte pour le dessert du jour : un sabayon de fruits rouges, fraises et framboises. La disposition des fruits rouges sur lit de crème me fait vraiment saliver. Je commande enfin un café-noisette, lequel a une saveur toute particulière.

Quel plaisir de savourer un bon plat traditionnel français ! Au diable la malbouffe !

 

 

restaurant

 

07 novembre 2018

Julie

Voilà, ça y est j’ai mon bac ! C’est trop bien ! A moi la liberté et les soirées étudiantes ! Maintenant, il me faut un appart pour la rentrée. J’ai hâte !!! La Fac, c'est cent fois mieux que le lycée ou le collège. Au moins, on sera plus fliqués comme des gamins.

Youpi ! J'’ai retrouvé mes potes et mon « pt’tit chez moi » à 5 minutes à pied de l’Université. Aujourd’hui, on se fait un après-midi shopping. Après, on ira se boire un café en terrasse pour profiter du soleil. J’ai décidé de m’éclater.

Ce petit haut bleu est magnifique, les escarpins qui vont avec aussi ! J’hésite. Je fais quoi ? Finalement je l’essaye et ma copine me dit que l’ensemble me va très bien. Allez hop , je cède à la tentation. J’ai trouvé le dernier album de ma chanteuse préférée et un bouquin. Super journée !

Oups, à en croire les tickets de carte bleue accumulés, je viens de claquer 80 euros en un après-midi De toute façon, j’ai encore de l’argent sur mon compte puisque j’ai bossé tout l’été pour pouvoir m’inscrire à la Fac. Pis, il faut se faire plaisir. Même pas un brin de regret !!!

Ce soir, il y a une soirée chez des potes. On m’a dit d’amener ce que je voulais. Je vais prendre un dessert, des jus de fruits et une bouteille de vodka. On essaiera de ne pas être trop « bourrés » cette fois. Tout se passe bien et en plus on est en petit comité. On se connaît tous.

On arrive en boite, c'est déjà bondé. J'y vois quedal, la musique m'explose les tympans. Je me suis lachée sur la piste, j'ai soif et mes potes aussi. On prend des consos et on va se poser sur les banquettes. Je sirote tout à vitesse grand V et je retourne danser. Je veux pas me faire chouter. Eh oui, cela peut arriver. Enfin, la soirée est cool et on s’amuse. C’est le principal !

Oui j’aime ma vie d’étudiante mais bon.... Pour la première fois depuis plusieurs mois, je me sens toute bizarre. Qu'est ce que c'est que ce bins ?? Je suis triste, déprimée. J’ai envie de chialer. Parfois, je le fais sans raison, les larmes coulent toutes seules, surtout la nuit. J’aime trop la vie pour faire une bêtise mais j’avoue y avoir pensé.

Les partiels arrivent !! Je stresse, c’est horrible !! Le temps passe tellement vite ! J'y arriverai jamais! J’ai trop de retard dans mes révisions. J'ai franchement pas envie de me replonger dans mes bouquins pour bucher à n'en plus finir. J’en ai marre du quotidien, marre de me serrer la ceinture. J'ai pu un rond pour payer mon billet de train ni pour faire les courses. Ma famille me manque,mes amis d’enfance aussi !!

Fin juin le verdict est tombé. J’ai planté mes partiels ! Après tout, c’est pas si grave ! Je recommencerai l’an prochain et cette fois je peux vous dire que je les aurai ces putains de partiels ! Je serai archéologue ! Il faut se battre dans la vie !

stress

 

01 novembre 2018

Joyeux noël!

Aaaahhhhh tous ces gens…. Bon dieu qu’ils m’énervent !!! A quoi ça rime, se forcer, oui se forcer, pour qui ? pour quoi ? Ah ! faire la fête parce qu’il faut faire la fête, faire un cadeau à la dernière minute parce qu’il faut faire un cadeau, se ruer dans les magasins pour acheter à tout prix un cadeau à leur moitié, à leurs enfants. Il y a mieux : acheter un cadeau à leur famille plus éloignée qu’ils ne voient que 3 fois par an !!! Tous ces gens qui font semblant, non mais je vous jure. Vaut encore mieux être seule comme moi !

Ah mes petits amis, avant c’était bien Noël. Ben oui, j’avais mes trois enfants avec moi, on se retrouvait en famille.J'avais même les trois petiots, beaux comme des cœurs. Mon petit-fils, âgé de 6 ans maintenant et mes deux petites filles, l’une âgée de 16 ans et l’autre de 10 ans. Tous autant qu’ils sont, ils ont dû beaucoup grandir, beaucoup changer….. Ils me manquent si vous saviez…Et c’est comme ça depuis maintenant quatre ans, depuis la mort de mon mari que j’aimais tant.

Je me demande souvent ce que j’ai fait pour mériter un tel châtiment. Pourtant mes chers enfants n’ont jamais manqué de rien. Ah ayez des enfants, faites des enfants, élevez les, pliez- vous en quatre pour eux, privez- vous de certaines choses pour qu' eux ne manquent de rien et voilà le résultat ! Ils vous laissent lâchement tomber, pas un coup de fil, pas une visite…. Ça fait mal…Juste des égoïstes, oui des EGOISTES. De mon temps, on n’aurait jamais laissé tomber un parent. Moi, je me suis occupée de ma mère jusqu’au bout, et pourtant elle n’a pas toujours été tendre avec moi.

Mais cet après-midi, j’ai décidé de ne pas regarder la télé pour noyer ma solitude. Allez je me décide et je vais faire une promenade en ville. Ça me coupera l’après-midi car la solitude devient pesante. Et nous sommes le 24 décembre. Depuis quatre ans , j’y peux rien, cette date résonne en moi comme une horrible douleur…Ça fait mal, mal ! J’aimerais tellement que toute cette mascarade soit terminée.

La rue et la place centrale sont magnifiquement décorées. Les lampadaires sont ornés de belles guirlandes clignotantes jaunes et bleues. Plus loin, un grand sapin de Noël et une roue ont investit la place. C’est très bien tout ça mais moi, là tout de suite, j’ai juste envie de pleurer. Je sens monter les larmes, j’ai beau me retenir, je n’y arrive pas. Elles commencent à couler sans que je puisse lutter….

J’aperçois les petits chalets en bois du marché de Noël. Que c’est beau… et finement décoré. Ils ont beaucoup de goût. Certains achètent des bijoux fantaisie, des bouillottes, des sacs faits main tandis que d’autres dégustent un bon vin chaud. Cette année,beaucoup d’artisans se sont déplacés, des locaux mais aussi parfois de régions plus lointaines. Les gens ont l’air heureux, rigolent, discutent, parfois accompagnés de leurs enfants. Le supermarché du coin est bondé aussi à cette heure ci, les gens viennent chercher leurs commandes, leur dinde, leur chapon, leurs plateaux de fruits de mer, que sais-je encore….

Moi je suis seule, désespérément SEULE. Je préfère faire un détour pour éviter le centre commercial. C’est trop dur. Je rentre. J’en peux plus. J’ai qu’une envie c’est que cette horrible soirée soit passée. Plus que quelques heures à tirer....

noel